Les Techniques d’Activation de la Conscience : une nouvelle dimension dans mes accompagnements

Il y a des formations qui permettent d’acquérir de nouveaux outils. Et puis il y a celles qui viennent enrichir la manière dont on regarde l’accompagnement.
C’est dans cet esprit que j’ai choisi de me former aux Techniques d’Activation de la Conscience (TAC), une approche qui vient aujourd’hui compléter ma pratique.
J’ai récemment obtenu mon diplôme de praticienne en Techniques d’Activation de la Conscience, et cette nouvelle compétence ouvre pour moi un champ d’exploration particulièrement intéressant autour de l’attention, de la conscience, du corps et des ressources propres à chacun.
Que sont les Techniques d’Activation de la Conscience ?
Les TAC s’inscrivent dans l’évolution de l’hypnose clinique.
Le CITAC — Collège International des Techniques d’Activation de la Conscience — présente leur dénomination complète comme des « Thérapies par orientation de l’attention et activation de la conscience ». L’idée centrale est de porter l’attention de manière volontaire vers certains éléments de l’expérience afin de favoriser un état de conscience particulier et de permettre à la personne de mobiliser ses propres ressources.
Cette approche accorde notamment une place importante à l’attention et à l’expérience corporelle.
Plutôt que de chercher à agir uniquement par la parole ou par l’analyse, les TAC proposent d'utiliser différentes modalités d'activation de l'attention et de la conscience. Le corps, les sensations, les perceptions et l'environnement peuvent ainsi devenir des supports de travail.
Cette dimension m’intéresse particulièrement parce qu’elle permet d’élargir les possibilités d’accompagnement : selon la personne, son histoire, son fonctionnement et ce qu’elle traverse, il peut être pertinent de mobiliser différents leviers.
Une approche nourrie par les neurosciences
Les TAC se sont développées à partir de la pratique clinique de l’hypnose, tout en cherchant à intégrer les avancées des sciences cognitives et des neurosciences.
Le CITAC décrit d’ailleurs les TAC comme une approche qui s’appuie sur les neurosciences et sur des travaux de recherche clinique et expérimentale. Des journées scientifiques sont régulièrement consacrées à la présentation de ces travaux, notamment dans les domaines de la douleur, des fonctions cognitives ou encore des interactions avec d’autres approches.
Cette articulation entre expérience clinique, recherche et compréhension des mécanismes de l’attention et de la conscience fait partie des raisons pour lesquelles j’ai souhaité approfondir cette approche.
Il ne s’agit pas pour autant de remplacer ce que je fais déjà.
Au contraire.
Les TAC viennent s’intégrer à ma pratique comme un outil complémentaire, que je pourrai proposer lorsque cela a du sens dans l’accompagnement d’une personne.
Une formation auprès de professionnels engagés dans les TAC
Cette formation a été particulièrement riche par la qualité de l’enseignement, mais aussi par les personnalités qui la portent.
Jean Becchio : une rencontre qui compte
J’ai eu la chance de croiser le chemin de Jean Becchio, une rencontre qui m’a particulièrement marquée.
Médecin généraliste et praticien consultant des Hôpitaux de Paris dans les domaines des soins palliatifs et de la psychiatrie, Jean Becchio a été directeur du Diplôme Universitaire d’Hypnose Clinique de Paris XI. Formé à l’hypnose clinique par le Dr Jean Godin, il est également l’un des fondateurs de l’Association Française d’Hypnose Médicale.
Il est aujourd’hui membre fondateur du CITAC et responsable de son enseignement clinique. Il enseigne les TAC en France et à l’étranger et a notamment coécrit avec Bruno Suarez Du nouveau dans l’hypnose – Les techniques d’activation de conscience, publié chez Odile Jacob.
Au-delà de son parcours, c’est aussi sa manière de transmettre que j’ai appréciée : une approche qui laisse une place importante à la curiosité, à l’observation et à la réflexion.
Sylvain Pourchet : l’expérience clinique
Sylvain Pourchet est médecin généraliste, spécialisé en soins palliatifs et en TAC. Il a dirigé l’Unité de soins palliatifs de l’hôpital Paul-Brousse de l’AP-HP de 2004 à 2014 et exerce aujourd’hui au sein d’un dispositif d’intervention rapide dans les situations d’urgence palliative à domicile.
Vice-président du CITAC et co-responsable du DU de Paris-Saclay consacré aux TAC, il est également responsable des recherches cliniques du CITAC.
Son expérience clinique donne à l’enseignement une dimension très concrète et permet de mieux comprendre comment les TAC peuvent s’inscrire dans des situations d’accompagnement réelles.
Karine Perrin : l’ouverture vers la préparation mentale
Karine Perrin, praticienne en TAC et formatrice CITAC, travaille notamment dans le domaine de la préparation mentale des sportifs. Elle figure dans l’annuaire officiel du CITAC parmi les praticiens et formateurs de l’organisation.
Son parcours illustre aussi la diversité des champs dans lesquels les TAC peuvent être explorées, au-delà du seul domaine du soin.
Une nouvelle ressource dans ma pratique
Cette formation ne change pas ce qui constitue le cœur de mon accompagnement.
Elle vient l'enrichir.
Je dispose désormais d'un outil supplémentaire pour travailler, lorsque cela est pertinent, autour de l'attention, des perceptions, de la conscience et des ressources de la personne.
C’est aussi ce qui me plaît dans la démarche : continuer à apprendre, à confronter les approches, à faire évoluer ma pratique et à chercher ce qui peut être le plus juste pour la personne accompagnée.
J'ai hâte de poursuivre l’aventure dans l’univers passionnant des Techniques d’Activation de la Conscience.





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